L’Ethiopie accuse l’Erythrée, le Soudan et l’Egypte de soutenir les rebelles
Des pays de la Corne de l’Afrique sont-ils d’ores et déjà impliqués dans la guerre qui a repris dans le nord de l’Ethiopie ? C’est ce que dénoncent les autorités d’Addis-Abeba, alors que les affrontements étaient toujours intenses mardi 29 septembre entre les rebelles de l’Alliance des forces populaires éthiopiennes pour la survie – une coalition de groupes armés créée le 22 septembre – et l’armée fédérale. Du côté des insurgés, les Forces de défense tigréennes, alliées au Front uni démocratique révolutionnaire afar (Ugugumo), contrôlent désormais plusieurs localités de la région Afar, dans le nord-est de l’Ethiopie.
Des combats sont en cours depuis plusieurs jours dans la région Amhara, autour de la ville de Lalibela et, plus à l’Ouest, dans la zone de Wag Hemra, où les Fano, milice nationaliste régionale membre de l’alliance, affrontent les troupes fédérales. L’armée éthiopienne et ses alliés de la Force de paix du Tigré ont quant à eux repris, lundi, le contrôle de la ville stratégique d’Alamata, dans le sud de la région du Tigré. Un verrou important sur la route qui mène, 120 kilomètres plus au Nord, à la capitale régionale, Makalé.
Why it matters
The accusations widen the regional stakes of Ethiopia's internal war, risking broader diplomatic and security repercussions.
